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Que peut-on attendre de la réponse d'un rapporteur après autant de questions et d'interventions? Probablement de reposer d'autres questions. De ce point de vue, le congrès a répondu à mon attente, car j'y ai trouvé cette possibilité de circulation et d'échange permettant d'éclairer d'un autre aspect ce que j'ai pu moi-même avancer dans mon rapport et de pousser plus avant les recherches qui ont été entreprises. Je vais maintenant ajouter quelques réflexions après coup qui ne pourront sûrement pas rendre justice aux très nombreuses interventions; mais celles-ci ont contribué d'une façon ou d'une autre à ce travail d'élaboration, même s'il m'est impossible de faire explicitement référence à chacune en particulier.
Une question a été soulevée par R. Perron (1989) dès le début du congrès, et a été sous-jacente à de nombreuses discussions : c'est la différence entre représentation et symbolisation. R. Perron a souligné à juste titre que je définissais la symbolisation à partir de la représentation comme « un ensemble de relations où quelque chose va représenter quelque chose d'autre pour quelqu'un ». Avait-on alors intérêt à introduire dans la théorie et la clinique un concept qui n'aurait fait que redoubler celui de représentation? Un colloque de Deauville avait été consacré récemment au concept de représentation et j'y avais moi-même contribué par une communication introductive (A. Gibeault, 1985).
R. Perron a bien montré l'intérêt de distinguer ces deux concepts : la représentation renvoie au matériau, au contenu dans une relation terme à terme entre un représentant et un représenté, alors que la symbolisation marque davantage la référence à un processus qui organise des relations entre ces différents matériaux. Et pourtant lorsque Freud entend donner par exemple une définition de la représentation