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Volume hors série, Traduire Freud2, paru au printemps 1989, est, selon l'aver tissement de l'éditeur, « destiné à familiariser d'emblée le lecteur avec les principes de traduction adoptés pour les Œuvres complètes de Freud / Psychanalyse (OCF.P), et à lui offrir un glossaire à entrées françaises […]. Ce glossaire n'est pas un nouveau vocabulaire de la psychanalyse à l'usage des psychanalystes, qui garderont sans doute le lexique auquel ils sont habitués, mais un vocabulaire strictement limité à l'appareil notionnel propre à Freud ».
Préserver une distinction entre le vocabulaire de la psychanalyse et celui qui se limite à « l'appareil notionnel propre à Freud » participe, est-il besoin de le préciser, de ce que Jean Laplanche nomme « philosophie de la traduction », et constitue l'un des objectifs de Traduire Freud. L'expression, s'agissant de sa lettre comme de son esprit, n'acquiert sa véritable mesure qu'à être replacée dans la conjoncture des attaques que soulève, depuis qu'elle est portée à la connaissance du public, la nouvelle traduction de l'œuvre freudienne. Jean Laplanche confirme ce point de vue dans l'argument introductif qu'il rédigea en prévision de la réunion du 24 mai 1989.
« Les réactions à la publication du tome XIII des Œuvres complètes de Freud, écrit Jean Laplanche dans cet argument en date du 26 avril 1989, ont été souvent vives. De cet aspect polémique, l'équipe éditoriale est partiellement responsable dans la mesure où le volume d'introduction Traduire Freud n'est paru qu'avec plusieurs mois de retard.
Ce volume se donne pour objectif d'exposer notre “philosophie” de la traduction (première partie), de justifier nos principaux choix terminologiques