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Nul n'est surpris de ce que l'auteur de Essais sur le symbolique et de La relation d'inconnu ait écrit un livre sur le sacrifice et qu'à travers l'étude de la célébration du sacrifice, il précise la place de la religion dans l'appareil psychique; mais la religion non comme ornement demeurant à la périphérie de la pratique et la théorie de la psychanalyse. Grâce aux réflexions de G. Rosolato la religion, souvent tabou et tache aveugle de la pratique analytique, trouve sa place nodale comme problématique relationnelle, ainsi que son importance dans la mouvance de l'anthropogenèse et de l'évolution psychosexuelle du petit d'homme.
Mettant ainsi l'église au milieu du village, Guy Rosolato recentre l'intérêt sur « la théorie mythologique » des pulsions (termes employés par Freud dans sa lettre à Einstein en 1932), mythologie de pulsion que nous pouvons, par ailleurs, chercher et trouver tout au long de son œuvre.
Dans le premier chapitre du Sacrifice intitulé « Détruire », l'auteur développe une série de réflexions sur la pulsion de mort. Il commente au plus près les idées de Freud et de ses épigones, en les comparant dialectiquement à diverses thèses philosophiques et théologiques: celles de Jean de la Croix, de Thérèse d'Avila, des Grecs, de Heidegger et de Lacan. Souvent, G. Rosolato s'oppose radicalement à Freud (« Au-delà du principe de plaisir ») mettant en question la valeur même de l'emploi du terme « pulsion », dans l'expression de « pulsion de mort ». Il adhère à certaines idées de J. Laplanche lorsqu'il considère que « les termes mêmes de “pulsion de mort” engagent la réflexion psychanalytique dans la gageure de maintenir et transposer la référence biologique somatique, ou simplement matérielle, dans les organisations de sens et les conflits psychiques, selon la nature même de la pulsion ».
Que cette opération concerne la pensée de la mort, ajoute l'auteur, « entraîne une