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Sept ans après Pratique de la méthode, C. Le Guen nous propose le deuxième tome de sa « Dialectique freudienne »: Théorie de la méthode. Ce long délai — est-il si long? — s'explique pour une bonne part par le temps consacré au rapport sur « Le refoulement - Les défenses » présenté au Congrès des PFLR de 1985.
Ce travail — et en particulier son élaboration collective — a sans doute marqué la réflexion de Le Guen, voire « perturbé » son projet initial. Cependant C. Le Guen, même s'il lui arrive d'évoquer son évolution, ses crises et repentirs, n'entend pas faire de l'historicité de sa relation à la théorie freudienne un objet d'intérêt: bien plutôt la continuité l'emporte; en témoigne l'étayage réitéré sur L'Œdipe originaire (paru en 1974). Néanmoins, les références aux deux ouvrages précédents sont dans la Théorie suffisamment explicites pour que leur (re)lecture ne soit pas nécessaire: elle peut se lire isolément.
Dans la conclusion de son livre, C. Le Guen rappellera que Pratique de la méthode voulait « mieux saisir ce que nous faisons et comment, lorsque nous analysons » et que la théorie, elle, « semble avoir voulu comprendre ce dont nous usons lorsque nous pensons la Psychanalyse ». Le constat explicite de ce que cette distinction est rien moins qu'évidente confirme le doute présent dans la formulation. Et certes la déhmitation (théorique) des champs de la pratique et de la théorie n'est pas moins problématique que la déhmitation (pratique) de l'acte analytique et de sa « réflexion ».
Toujours est-il que le livre s'organise autour de cinq grands thèmes qui sont aussi ses têtes de chapitres: Conflits, Négations, Pulsions, Oublis, Symbolisations.