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Des somatisations peuvent se produire au cours de l'analyse de sujets névrosés. Elles sont habituellement sans conséquences graves et ont la même valeur qu'un acting dont la signification doit être replacée dans le mouvement de la cure et dans l'histoire individuelle du sujet. C'est parfois le corps de l'analyste, visé par les attaques inconscientes de l'analysé, qui se manifeste de façon intempestive. A propos d'un exemple personnel, on rappelle les problèmes posés par les évanouissements de Freud.
Exceptionnellement, il peut s'agir de maladies graves, compromettant la poursuite de l'analyse et mettant en danger la vie du patient. Le cas d'une patiente, chez qui s'est révélée au cours de l'analyse une myasthénie d'évolution mortelle, est rapporté et ses relations possibles avec un état dépressif, entraînant un mouvement de désétayage pulsionnel, sont examinées.
Les théories qui cherchent à rendre compte, d'un point de vue psychanalytique, des phénomènes de somatisation se partagent entre celles qui mettent l'accent sur le modèle de la conversion, en maintenant l'hypothèse d'une signification inconsciente d'ordre fantasmatique, et celles qui soulignent le trouble du fonctionnement psychique portant sur l'élaboration inconsciente des conflits, des représentations et des affects.