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Des études cliniques ont permis de mettre en évidence des associations significatives entre l'apparition et l'évolution clinique de cancers et des structures et fonctionnements mentaux, des profils de personnalité et/ou des événements déclenchants.
Parallèlement, aussi bien expérimentalement que chez l'homme, des relations ont pu être établies entre des modifications biologiques, notamment immunologiques mais aussi hormonales et des situations de stress.
Cependant, les étapes biologiques capables de rendre compte des liens entre cancer et facteurs psychologiques n'ont pu être formellement identifiées à ce jour.
Les difficultés méthodologiques, discutées en détail dans cette revue générale, expliquent le caractère encore dissocié des résultats cliniques et physiopathologiques. Malgré ces réserves, la psychosomatique, clairement située au carrefour de la psychanalyse, de la biologie et des sciences cognitives, semble pouvoir jouer un rôle indispensable à la compréhension du fonctionnement mental et à l'élaboration d'une approche intégrée des grandes pathologies humaines.