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Malgré l'attitude a priori défavorable à la psychanalyse de Robert Dantzer, il faut lire son livre.
L'auteur anime un groupe de recherche de l'INSERM sur le stress et la physiopathologie de l'adaptation. Excellent vulgarisateur il nous permet de parcourir, en y comprenant quelque chose, un panorama incroyablement vivant des recherches actuelles sur le stress, la psychologie expérimentale d'aujourd'hui, les régulations hormonales, l'immunologie moderne et ses mécanismes régulateurs humoraux, et d'en percevoir l'invraisemblable complexité.
Il est impossible de résumer un tel livre qui constitue à la fois une mine d'informations scientifiques précieuses et une réflexion sur la médecine d'aujourd'hui et la question de la médecine psychosomatique.
Sur le plan informatif, citons par exemple le chapitre intitulé: «L'immunologie monte à la tête.» Il donne un aperçu sur les découvertes de ces cinq dernières années en «psycho-neuro-immunologie»: a été démontrée l'existence d'un système de communications autorégulées entre le système nerveux et le système immunitaire. Les cellules du système immunitaire sécrètent des cytokines, messagers humoraux entre les diverses cellules en jeu, et sont elles-mêmes sensibles aux différentes hormones libérées par le système neuro-endocrinien lors d'un stress. D'autre part, certaines cellules du système immunitaire, les lymphocytes, possèdent des récepteurs membranaires, pour la plupart des neurotransmetteurs et des neuropeptides connus, ainsi que des récepteurs intra-cellulaires pour les hormones Stéroïdes. De la sorte, si l'on modifie les quantités de transmetteurs présents dans l'organisme, ou dans des cultures de lymphocytes, les réponses immunitaires sont altérées. Le système immunitaire «possède donc toute la machinerie nécessaire pour être influencé par le