You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Dans ce livre, Jacques Caïn, notre collègue et ami marseillais, se confronte à nouveau à l'actualité du champ psychosomatique. Laboureur de ce champ depuis des décennies, il en connaît bien les sillons et, les creusant plus profond, il nous révèle aussi leurs histoires, leurs évolutions, et dans leurs actualités, des produits nouveaux qui y poussent par adaptations ou mutations. Et c'est un des intérêts de cet ouvrage que de nous montrer, à travers une longue et profonde expérience clinique d'analyste et de psychosomaticien le cheminement d'une pensée issue du «labour» d'expériences antérieures, présentées courageusement puisque sujettes à une autocritique lucide. Ce trajet singulier s'étaye à la fois sur l'originalité du penseur et sur l'histoire des idées, non seulement sur la psychosomatique mais aussi sur les concepts psychanalytiques essentiels qui en sont en quelque sorte le terreau.
Parler du champ psychosomatique en 1990, c'est donc aussi «prendre du champ, du recul et mieux percevoir à une certaine hauteur le «flou des limites de cette approche comme condition nécessaire à son existence» et que «c'est non seulement le psychosomaticien, observateur privilégié, qui a changé, mais tout autant l'objet de sa recherche n'est plus le même et seul a persisté au cours de toutes ces années le moyen d'en référer le sens, c'est-à-dire la psychanalyse». Ainsi le «socle», l'outil de travail, est bien défini pour le séparer des multiples autres approches dites «psychosomatiques», c'est une des «premières réflexions sur la psychosomatique», thème du premier chapitre, le livre étant subdivisé en onze chapitres. Et comme ce qui «définit la psychosomatique c'est le psychosomaticien» et que celui-ci doit être psychanalyste, son approche ne peut être de l'ordre de l'objectivation, mais d'une subjectivation qui doit interroger le pourquoi de cet investissement à partir des échos de son analyse, accentués du désir supposé de son