You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Pasche représente parmi nous une «instance». Celle du sens, de cette remontée du sens qu'est l'exercice poétique et théorique de la psychanalyse. Au sens de «direction» verticale et pas seulement de signification où la psychanalyse a vu ces trente dernières années s'écraser ce qu'elle avait de plus subtil, de plus sensible, de plus «sensé»…
Le diagnostic — jusqu'au rappel à l' «ordre de l'inconcient», paragraphe qui termine l'ouvrage — que porte F. Pasche, est cependant pessimiste… quant à l'avenir du «sens» de la psychanalyse, moins pessimiste que le mien cependant, car, pour moi, la «doxa» qui n'allait pas sans «vision» chez Freud s'est transformée par oubli de la spécificité de la doctrine en «dogma». Spécificité n'est pas généralité ou fondamentalisme, ce dont la psychanalyse aurait dû se garder et quelquefois, malgré Freud.
Pasche, donc, va confronter la spécificité de la psychanalyse aux doctrines métaphysiques — plus particulièrement — qui l'ont ou enracinée… ou pervertie.
Dès l'instruction, il me semble que Pasche se bat, au nom de la psychanalyse de Freud, avec les mystiques de l'UN comme Freud lui-même s'est battu, en en tirant le plus grand parti, avec autant d'idéalisme que de matérialisme. Non seulement «traduire la métaphysique en métapsychologie», mais réduire le surnaturel en processus inconscients et accepter tant l'héritage du logos et du cosmos des Grecs que de la loi morale et de l'autrui des Juifs.
Dans cette introduction, Pasche aborde de front la transcendance: «Il faut reconnaître au moi une vocation ascendante», c'est-à-dire une remontée du sens réduit vers le sens partageable sinon exhaustif. (L' «admiration primaire» tirée de l'anti-narcissisme ou réciproquement.)
Ici pourtant, Pasche postule un point de départ différent de celui de Freud: le petit d'homme est d'emblée à sa naissance, enté sur la mère, mais «comme