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Ce qui étonne d'abord, ce sont les minuscules du titre original, comme si l'auteur voulait dire d'emblée que son film parle de sexe, de mensonges et de vidéo sur un mode mineur, et que le véritable signifié restait à découvrir.
Comme dans Théorème de Pasolini, il met en scène un personnage venu de l'extérieur qui, par sa venue, «dérangera» l'équilibre qui semble être établi parmi trois autres personnages, un homme et deux femmes, celles-ci étant sœurs. L'homme est le mari de l'une et l'amant de l'autre.
Très vite après la projection du film, on oublie les prénoms de chacun, comme si par là on pouvait croire que l'on a affaire à des archétypes.
L'homme, bien adapté socialement et professionnellement (il est avocat), semble avoir pour valeurs la réussite et l'argent. Sa femme ne travaille pas, et ce qu'elle trouve bien dans le mariage, c'est «qu'elle est établie dans la sécurité». Sa sœur (sa cadette), serveuse dans un bar, est définie par elle comme une «extravertie» qui prend son plaisir dans l'immédiateté. L'étranger est un ancien ami du mari, invité par lui — sans l'assentiment de sa femme — à venir chez eux.
Et les choses vont bouger comme dans un kaléidoscope, pareilles, mais se plaçant d'une façon différente, et il reste dans la mémoire des flashes, des pistes qui ressemblent à un puzzle, comme le veut le montage du film, où les pièces viennent se mettre à leur place, mais avec des manques… c'est un film ouvert à la réflexion, qu'on peut cependant raconter dans sa chronologie parce qu'en fait il est très construit, comme se construisent sous notre regard certains de ses personnages, avec un dialogue en apparence prosaïque et banal, mais qu'on peut retenir par pans entiers.
On y trouve une mosaïque de signifiants. D'abord la perversion. Elle circule