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C'est la disponibilité pour le travail d'auto-analyse qui indique un niveau de continuité à travers l'opposition du champ théorico-pratique. Le psychiatre-analyste ne craint pas de s'identifier au patient, et prend en compte le sujet dans son existence et sa responsabilité virtuelle. Mais il doit pouvoir aussi se dégager face à la violence pulsionnelle et la destructivité. Il construit un cadre thérapeutique qui accueille les projections destructrices, et apporte une réponse humanisée face au déni de la réalité ou au retrait autistique. Il apporte des réponses en actes à potentiel signifiant, dans une position globale symbolisante: élaboration des contre-attitudes permettant des réponses fiables et tempérées de l'objet externe.
Le travail sur l'emprise réciproque et la séduction narcissique, sur l'attaque des processus de pensée chez le thérapeute, nécessite le recours à un tiers réel (travail à plusieurs pour soigner un état psychotique).
Le psychiatre-analyste ne refuse pas les mouvements d'investissement (transférentiels au sens large) sans se proposer délibérément comme objet de transfert. Le problème de la souffrance, de la jouissance, des défenses perversifiées, demande des réponses élaborées.
La qualité du travail psychiatrique change radicalement quand lé patient se sent entendu.