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Je profiterai de l'offre généreuse de Sylvie Pragier en utilisant l'excellent exemple de son travail analytique pour essayer d'y trouver le reflet de ce que nous avons tenté d'exprimer dans notre rapport1.
Tout d'abord, je me permettrai également d'emprunter l'apport fait hier par Jean Bégoin, en reprenant son idée sur la relation maternelle, laquelle peut fonctionner soit en tant que matrice potentielle du changement et de la croissance psychique, soit, par contre, comme un cloître qui emprisonne et qui stérilise.
Je suis d'accord avec ces images si expressives, mais j'aimerais mettre l'accent sur le fait que, pour que la relation maternelle arrive à fonctionner en tant que matrice de la pensée, il faut, je le souligne, depuis le tout début de ce lien la présence du tiers dans cette relation duelle.
J'étayerai ici ma pensée sur celle de Bion, quand il signale que la «rêverie» ne suffit pas puisque, même si le bébé n'est pas capable de percevoir la présence de l'autre, l'amour de la mère envers le père modifie qualitativement ce qu'il reçoit de la rêverie maternelle.
Sylvie Pragier nous parlait hier de Margaret, une femme qui n'est pas parvenue à perlaborer un véritable deuil de la disparition, précocement anticipée, de sa mère.
Nous pouvons supposer, en suivant notre ligne de pensée, que les identifications narcissiques avec l'imago maternelle ne se sont pas consolidées car Margaret n'a pas véritablement renoncé à l'objet.
La patiente maintient certainement des identifications narcissiques à l'imago maternelle qui — en revenant à Bégoin — n'ont pas été assimilées au reste du contenu psychique organisé.
Cela nous fait penser à un Moi Idéal présent internalisé qui polarise la pulsion de vie autour des exigences de grandeur sociale et intellectuelle, tandis que la