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La seule critique que l'on pourrait faire au rapport de Georges et de Sylvie Pragier est la modestie de ses auteurs. Ce rapport s'inscrit parfaitement dans une tradition freudienne de la métapsychologie. Freud utilisa répétitivement le langage et les concepts de la «science par excellence» qu'était à l'époque la physique, dans la construction d'un modèle théorique dynamique, topique et économique. E. Jones affirma que si Freud avait vécu plus tard, il aurait fait un modèle cybernétique du psychisme. Le rapport que nous considérons se propose d'élargir le modèle freudien en utilisant les apports actuels de la science et de Pépistémologie. A cet égard, sa nouveauté est profondément enracinée dans la tradition psychanalytique la plus classique.
Après la révolution épistémologique que représente la physique quantique et la fin du positivisme le plus strict, on accepte largement aujourd'hui le caractère métaphorique, approximatif de tous les concepts théoriques qui se réfèrent à une vérité inaccessible en elle-même. Mais il est toujours utile de maintenir une certaine distinction entre métaphores, modèles et théories proprement dites, selon la profondeur de l'écart théorique-clinique et les possibilités d'extrapolation à la clinique des conséquences de la logique interne de la construction théorique.
L'articulation clinique convaincante que nous présentent les auteurs montre la richesse et la pertinence de leur élaboration théorique qui va bien au-delà d'une simple métaphore. Ils donnent de nouvelles références et enrichissent la complexité du modèle classique de la métapsychologie.
Afin de prolonger la ligne de pensée des auteurs du rapport, j'aimerais ajouter deux brèves remarques:
— d'un côté, une précision sur la description des attracteurs étranges (voir les figures 3, 4 et 5) qui font référence à la représentation dans un champ de configurations
d'un procès dont on considère deux ou trois variables. Les mathématiciens y représentent une situation où le nombre des va