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Si mes félicitations englobent l'ensemble du rapport, elles visent peut-être plus particulièrement l'audace de la démarche suivie par S. et G. Pragier. Vous nous avez, chers amis, rendu un grand service en nous signalant l'aléatoire et l'indécidable de nos processus de pensées et de nos… certitudes.
Dans votre perspective, je vous propose d'explorer brièvement, je n'ose pas dire après R. Perron, un modèle, mais plutôt une manière de pensée, une logique, implicite chez Freud, que vous avez vous aussi utilisée mais en la retournant dans le sens, précisément, de l'ouverture de ce qui était fermé. Il s'agit de la logique des chaudrons à partir de l'anecdote racontée par Freud dans l'Interprétation des rêves et dans le Witz. La réponse de l'emprunteur de chaudron se décompose en trois temps:
— 1er temps: non (non, le chaudron n'est pas endommagé, il a été rendu en bon état);
— 2e temps: d'ailleurs (d'ailleurs le chaudron était déjà percé);
— 3e temps: de toute façon (de toute façon aucun chaudron n'a été prêté ni emprunté).
Lorsque Freud pense selon cette logique — et c'est fréquent dans son œuvre — on s'aperçoit que le premier temps est celui d'une dénégation, le second celui d'un dégagement de responsabilité, alors que le troisième établit une loi du fonctionnement psychique. Par exemple:
Irma:
— Non, je ne suis pas responsable…;