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Dans la conclusion de leur rapport, S. et G. Pragier font état d'une réflexion qui a présidé à leurs interrogations: au Congrès international de Montréal, en 1987, ils ont constaté que certaines tendances de la psychanalyse nord-américaine en revenaient à une observation de type médical, préfreudienne, en particulier la communication de R. Emde. A ce même Congrès Wallerstein se demandait: «La psychanalyse est-elle une ou plusieurs?» A l'horizon de cette présentation: «Un siècle après l'Esquisse: nouvelles métaphores?», les différentes théories psychanalytiques et les divers modèles sur lesquels elles s'appuient plus ou moins explicitement posent la question de la spécificité de la psychanalyse par rapport aux disciplines qui approchent le psychisme humain.
Aux Etats-Unis, les controverses autour de la métapsychologie à partir des années soixante ont divisé les analystes en tendances opposées. Parmi les extrêmes, certains entendent fonder la psychanalyse sur des bases scientifiques nouvelles, les neurosciences ou les théories des systèmes et de l'information, tandis que d'autres veulent libérer la psychanalyse de toute attache scientifique, en en faisant une théorie purement clinique appartenant aux a sciences de l'esprit».
On a reproché, entre autres, à la métapsychologie d'être scientifiquement fausse, de comporter des métaphores confuses et de conduire à des anthropomorphismes et à des réifications taxées d'erreurs de catégories. La psychanalyse est dès lors en quête d'une place, l'inconscient étant, soit «sauvé» par l'exigence scientifique, mais identifié à un référent neurophysiologique, soit réduit à «une autre manière de dire», ce qui signe un retour à une perspective phénoménologique.
Ce sont les fondements de la psychanalyse qui sont ici en jeu et notamment le dualisme corps-esprit. Déjà ce problème se rencontre chez Hartmann qui, pour résoudre l'opposition entre sujet et objet, ou organisme et environnement, suppose un principe d'adaptation qui les relie. De l