You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Les contenus et la dynamique profonde des Congrès de Psychanalyse, l'œuvre d'auteurs comme A. Green, J. Chasseguet-Smirgel, B. Grunberger, J. McDougall, etc., m'ont suggéré l'idée qu'un nouveau paradigme de pensée se développe dans la société d'aujourd'hui.
Le rapport du Congrès de Psychanalyse des Pays de Langues romanes «Un siècle après l'Esquisse: nouvelles Métaphores? Métaphores du nouveau», de S. Faure-Pragier et G. Pragier, constitue à mon avis une démonstration, une mise en œuvre de ce changement dans le champ de la psychanalyse. A travers l'intérêt actuel suscité par l'étude du narcissisme, des états limites, des actings, de la psychose, de la psychosomatique, des communautés thérapeutiques, des techniques de groupe, ainsi que par le développement de la psychanalyse féminine, je constate que la psychanalyse est sortie du cadre thérapeutique duel classique pour s'ouvrir à d'autres horizons. Cependant, il ne s'agit pas seulement d'un élargissement, mais d'une modification radicale de la pensée. L'une des prémisses du Congrès — «Quel sens attribuer au développement et au succès que connaissent les nouvelles techniques thérapeutiques dans le traitement des nouvelles formes de pathologie?» — pourrait être interprétée comme une formulation de la nécessité d'ouverture et de prise en considération de nouveaux paramètres de compréhension de la psyché au-delà des registres que la psychanalyse classique a envisagés jusqu'à maintenant.
La philosophie de Ja science a clairement montré que l'objectivité, en tant que vérité unique, n'existe pas, et que le maximum d'objectivité à laquelle on puisse arriver est la connaissance par consensus, qui provient de l'élaboration secondaire de la résonance fantasmatique sous-jacente à une époque sociale déterminée, et projetée sur l'objet de connaissance d'une science. Si l'on envisage la connaissance scientifique, en tant qu'une construction par consensus de la réalité, et si l'on considère les réflexions d'auteurs tels que R. Kaes, F