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Dans Les voies de la régression (Paris, 1972, p. 37-50), M. Balint décrit deux façons d'abandonner, puis de retrouver une zone de sécurité qu'il compare à la manière dont l'enfant s'accroche à l'objet avant de le quitter, avant de s'éloigner de lui. Il nomme ocnophilie le besoin de se rassurer par le contact avec l'objet et philobatisme celui de se rassurer par la vue. Sans détailler plus longuement ce rappel, je dirais que mon «philobatisme» a été le moyen par lequel j'ai tenté de rattraper la désorganisation produite par le rapport de Sylvie et Georges Pragier. En effet, face à une question économique soulevée par leur rapport, j'ai réagi en proposant une formulation topique, ce qui pouvait paraître assez inadéquat de prime abord (G. Le Gouès, «Une petite sphère dans un espace courbe», communication prépubliée).
En réalité, j'ai éprouvé le besoin de situer leur réflexion dans un espace — un espace psychique —, ce qui est un préalable indispensable pour moi à toute compréhension d'une situation nouvelle. Au terme de cet effort de retour à l'équilibre, mes impressions se condensèrent dans une idée que Georges Pragier eut l'amabilité de citer dans sa présentation orale du rapport: «La métaphore est au Moi ce que le fantasme est au Ça.» Plus instinctivement que rationnellement, j'avais utilisé mes représentations visuelles pour localiser la métaphore dans son espace propre, celui des représentations conscientes, celui des représentations langagières. Un espace pour les pensées, puis une pensée dans son espace. Tel fut mon cheminement.
Je me croyais revenu à l'équilibre, lorsque le brassage d'idées du congrès provoqua une seconde déstabilisation. Quand, par exemple, André Green énonça le principe d'incertitude «psychanalytique», les participants pensèrent assister