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La richesse du rapport de Sylvie Faure-Pragier et Georges Pragier, et des exposés oraux qui l'ont développé, ne se prête pas à une discussion en quelques pages, d'autant plus qu'elle devrait à mon sens porter surtout sur des nuances, dont l'importance est grande mais qui obligent à un débat étendu, qui, à partir de ce rapport, devient possible et nécessaire.
Je m'en tiendrai donc ici à évoquer ce qui m'a surpris — au point de me laisser perplexe — dans leur argumentation: l'utilisation quasi centrale du modèle physique d'Henri Atlan de l'auto-organisation. Au point que je me demande si nous restons dans l'ordre de la métaphore, qui, dans la matière ici traitée, définirait à mes yeux un modèle physique qui permet de penser en termes de causalité psychique (et non être reproduit, c'est-à-dire simplement appliqué). L'acquisition de la valeur de métaphore implique la perte de la valeur de modèle.
Les auteurs ont bien souligné le paradoxe du concept d'auto-organisation en matière psychique: «L'apparition du nouveau, qui signe le changement, associe les deux protagonistes de la cure dans un même processus de découverte»1, «l'union des deux protagonistes dans une auto-organisation commune2 favoriserait l'accès à la complexité nouvelle» — elle fait plus que favoriser l'accès, elle le fonde — ou encore: «La “vérité” de la nouvelle organisation ne se soutient pas seulement d'un “déjà advenu” à retrouver ni d'un refoulé à abréagir, mais aussi de la cohérence pour l'analysant et pour l'analyste, de la nouvelle complexification3, entre eux4 et face au socius qui forme une toile de fond, une réalité qu'on ne saurait négliger».
Le «processus de découverte» contient deux éléments — inséparables, puisqu'ils