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Freud a développé la notion d'un appareil psychique, par lui créée, dans une double référence permanente:
1 / Aux aspects physico-chimiques du neuro-biologique, avec la référence aux «forces physico-chimiques» qui animent la matérialité de la «vie psychique» et qui vont fonder son explication des mouvements quantitatifs et de l'affect.
2 / A la langue et à la culture, dans lesquelles il va enraciner de plus en plus fortement, de Père de la horde primitive en Moïse créateur de monothéisme, ses découvertes. Il en va ainsi, avec le temps de l'Œdipe, de la structuration du tiers pour le «moi» ou le «sujet» — jouant des polysémies du Ich allemand comme il en va du Tabou de l'inceste et des engrammes héréditaires du surmoi, ou encore du narcissisme, «fêlure» fondamentale dans la structure psychique, et, d'un autre bond, rattaché à l'homme et au mythe de Léonard de Vinci.
Nous n'avons pas fini d'être écartelés entre ces deux polarités, telles celles de l'arc des décharges de l'influx nerveux, tendu entre le + et le —, où Freud a voulu tracer, dans une dualité insoluble, la place de l'étude de l'objet psychique.
Ces réflexions m'ont conduite à reprendre ici un article de J.-P. Tassin: «Peut-on trouver un lien entre l'inconscient psychanalytique et les connaissances actuelles en neurobiologie?»1 où est avancée, avec prudence, l'hypothèse suivante: les modes d'intégration, et sans doute d'utilisation des informations qui seront stockées soit sous une forme consciente (/ou pcs), soit sous une forme inconsciente (/ics primaire), pourraient correspondre à deux types de mécanismes neurobiologiques radicalement différents.
Il rappelle tout d'abord la présence, dans le cerveau, de «dix milliards de neurones recevant chacun quelques centaines d'afférences, ce qui incite à la prudence