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Le thème du Congrès nous propose plusieurs réflexions: la première, celle de la blessure narcissique qui tue, qui peut tuer avant que l'enfant puisse se structurer. La deuxième, celle de la blessure narcissique qui cicatrise, même si parfois c'est une cicatrice fragile, qui peut se réouvrir dans un autre moment de la vie, face à une nouvelle blessure, ou par le fait de la régression dans la situation transférentielle de la cure psychanalytique.
Si nous acceptons la théorie du Narcissisme primaire, comme le décrit Freud en 1914, dans son « Introduction au narcissisme », … « Il n'existe pas un Moi primitif, celui-ci doit se développer. »
Pour Michel Fain et Pierre Marty en 1965, dans « A propos du narcissisme et de sa genèse », … « A partir du stade narcissique primaire, des zones érogènes se différencient qui à leur début, constituent des échanges sans que l'impression d'unité primitive soit rompue » et plus tard: « La déprivation narcissique peut être à l'origine de l'abandon des possibilités objectales qui naissaient par le canal de ces zones érogènes. Cette déprivation narcissique peut aboutir au contraire à une valorisation de ces zones érogènes pour compenser le manque par des satisfactions auto-érotiques. »
Nous ne pouvons pas penser à un Moi capable de se différencier de l'autre au début de la vie, de percevoir la mère comme indépendante de soi, il nous faudrait penser au « passage de la libido du Moi à la libido objectale » pour pouvoir nous trouver face à la différence sujet-objet.
Nous partirons alors de ce Narcissisme primaire, omnipotent et tout-puissant.
Qu'est ce qui fait que ce bébé, seul agent de sa satisfaction, ne différenciant pas sa mère de lui-même, imbu de ce tout-puissant Narcissisme primaire, puisse