You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Merci à tous nos rapporteurs dont l'important travail nous a incité à penser, à réfléchir, à échanger tout au long de ce Congrès tant à propos du Narcissisme que des Nouvelles métaphores.
C'est une intervention d'Augustin Jeanneau sur le rapport de Pedro Guillem, Antonio Loren et Euduardo Orozco, qui m'a fait plus particulièrement réagir et associer sur le cas d'un certain nombre de patientes dont la stérilité m'a laissée perplexe et m'a amenée à une hypothèse en liaison avec le narcissisme. Augustin Jeanneau nous a dit, à juste titre, que le narcissisme primaire n'est vraiment perçu et appréhendé qu'à partir du narcissisme secondaire, se coulant et disparaissant en lui. Certes, il me semble que si le narcissisme primaire se mue en narcissisme secondaire il persiste néanmoins toujours un reste, si minime soit-il et dont la qualité en tant que primaire est essentielle. Pour être stable et garder sa valeur positive, une réinjection permanente de la part de l'objet (mère, père, substitut) à partir de son narcissisme secondaire est nécessaire — encore faut-il que l'objet soit en mesure de céder une partie de son narcissisme (secondaire), condition qui, à mon avis, requiert chez ce dernier une assise narcissique solide (narcissisme primaire).
Mais de quoi est constitué ce narcissisme primaire? Anobjectal sans doute dans le sens où il se constitue avant toute relation d'objet, mais avec l'intervention d'un tiers, d'un autre. En effet, dès sa naissance, et pour ne parler que du moment de l'expulsion proprement dite, le corps du bébé reçoit des incitations de l'extérieur: sa peau est le lieu de perceptions immédiates et variées, température ambiante froide, chaude, tempérée, mais surtout très grande différence dans les impulsions données par la personne (accoucheur, sage-femme, infirmière, etc.) qui prend le bébé entre ses mains, le soulève, le désobstrue, le nettoie, le réchauffe, l'habille, etc. Ces perceptions ne peuvent pas ne pas être intégrées sous forme de plaisir ou d