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Dans leur rapport, P. Guillem, J. a. Loren et E. Orozco mettent l'accent sur l'aspect « de progression structurante plutôt que régressive quand on parle d'identification narcissique ».
J. Lacan comprend le stade du miroir1 comme une identification au sens plein que l'analyse donne à ce terme: à savoir la transformation produite chez le sujet quand il assume une image.
Dans le mouvement jubilatoire qui en découle, quelque chose de l'échange de rencontres dans les yeux maternels comme en parle Winnicott, est reconnu et assumé par le bébé. J. Lacan dit dans son texte que le bébé qui « n'a pas encore la maîtrise de la marche… tout embarrassé qu'il est par quelque soutien humain ou artificiel, surmonte en un affairement jubilatoire les entraves de cet appui ».
Je me suis interrogée sur le rôle de soutien structurant, à ce moment, de la rencontre avec les objets internes maternels, et notamment la grand-mère maternelle vivante, permettant reconnaissance et différenciation. Soutien structurant, mais aussi entrave de cet appui dont le « je » naissant se libère. L'échec de ce mouvement ne serait-il pas au cœur du sentiment de vide et de dépendance narcissique des patients dont parlent les auteurs du rapport, en citant notamment J. McDougall (« le regard de la mère n'a rien reflété comme miroir sans tain »).
Mon interrogation porte sur le support, en particulier grand-maternel, qui permet l'élargissement du champ des reflets comme un jeu de miroirs multiples. Ce support ne permet-il pas, outre l'élargissement et la profondeur du monde imaginaire, et émotionnel, la reconnaissance réciproque entre la mère et l'enfant, dans les reflets joyeux, de la réalisation d'un idéal de transmission de vie véhiculé par le support et concrétisé dans la perception de la forme du corps. Dans la