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C'est à mon sens la problématique du sujet que la clinique d'aujourd'hui nous amène à concevoir, sans verser dans une psychologie de soi ou de l'identité qui méconnaîtrait les bases freudiennes de l'inconscient, le rôle de la sexualité et du dualisme pulsionnel au cœur d'une notion comme le narcissisme. Il est actuellement, dans le mouvement de la culture dont le rapport se fait l'écho, plus que jamais envisageable de dégager la notion de sujet de sa dimension métaphysique ou d'une assimilation réductrice à la pensée consciente. Certains concepts me semblent particulièrement porteurs de développements de ce point de vue: il peut être intéressant, dès le cadre de ce très bref addendum, d'essayer de leur faire jouer un rôle d'esquisse d'une modélisation à venir.
Parler en termes de sujet nous conduit à envisager ce que peut être son autonomie. L'autonomie, notion organisationnelle est à distinguer de l'indépendance; aussi serons-nous conduits progressivement à en préciser les mécanismes fondateurs que sont les processus récursifs et autoréférentiels. Nous aurons à articuler cette notion d'autonomie à la dépendance du sujet vis-à-vis de son environnement, le conduisant à être aussi déterminé de manière hétéronome, spécifié de références extérieures.
F. Varela (1989, p. 7) nous invite à réfléchir à la danse incessante dans laquelle sont engagés les deux thèmes de l'autonomie et de l'hétéronomie pour le vivant: « l'une représente la génération, l'affirmation de sa propre identité, la régulation interne, la définition de l'intérieur, l'autre représente la commande, les