You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
L'auteur évoque la trace laissée au fil de son cheminement analytique par des « moments interprétatifs », qui, s'ils reposent sur tout un soubassement infraverbal, sont ceux où la parole de l'analyste porte, crée et retrouve tout à la fois, lie le désir, la mémoire et la prise de conscience. Quelques exemples cliniques permettront de mieux comprendre ce qui fait qu'une interprétation porte, touche, entraîne des remaniements bénéfiques durables. Le processus thérapeutique dans l'analyse s'effectue par étayage/désétayage sur l'analyste. Cet étayage est « jeu », articulation qui utilise tous les constituants de l'entre-deux, présence, regard, voix, silence et enfin parole interprétative, qui ne touchera que si l'analyste a pu se laisser toucher lui-même.