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La souffrance est abordée dans une visée sémiologique, issue de la clinique pédiatrique et psychosomatique du très jeune enfant.
Une première notation concerne la douleur physique. Longtemps ignorée voire niée chez le nourrisson par la médecine, elle commence seulement d'être explorée dans les incidences psychologiques et psychopathologiques. Ses origines somatiques, loin de lever l'ambiguïté fondamentale entre douleur et angoisse, ne font que souligner une liaison indissociable.
Dès l'aube de la vie, la souffrance physique apparaît comme une modalité de réponse psychosomatique chez un nouveau-né saisi dans un malaise ou un conflit; ainsi les coliques et les cris paroxystiques dont un exemple est relaté sous une forme sévère, dans le contexte d'un deuil non élaboré de la mère.
Une dernière note concerne les expressions de la souffrance, contemporaines ou inaugurales des vides de la mentalisation, deux d'entre elles surtout: la détresse anxieuse et les formes primitives de la dépression, inaugurales de la dépression essentielle, selon l'auteur.