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A partir d'un cas clinique, j'ai exposé la problématique de I' « amnésie douloureuse », association d'un oubli, lié à une destruction plutôt qu'à un refoulement, et d'un vécu douloureux d'interprétation complexe. Ces patients utilisent la formulation de « trou noir » pour désigner une sorte de tombeau où serait enseveli leur passé. On assiste à l'alternance de phénomènes en rapport avec un deuil bloqué et de mécanismes psychotiques (désinvestissement, douleur anobjectale). Quoi qu'il en soit, la clinique de ces états paraît en faveur d'une perturbation narcissique prévalente. La douleur serait la gardienne de la trace de l'objet perdu, le dernier rempart contre la mort psychique et le désinvestissement.