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Les fantasmes originaires sont ici compris comme des productions défensives vis-à-vis des désirs omnipotents pour l'objet, qui est lui-même issu de l'antinarcissisme. L'angoisse de l'étranger ébranle cette omnipotence et pousse le moi à élaborer des fantasmes originaires, eux-mêmes garants de la permanence de l'objet interne et de son altérité. Les désirs, projectivement attribués à l'objet par retournement se mettent en scène en tant que fantasmes de séduction, de castration, de scène primitive, dans lesquels le sujet se situe en position passive. La coexistence persistante des désirs actifs pour l'objet (le séduire, le châtrer, dissocier la scène primitive), se retrouve dans les fantasmes auto-érotiques. Ceci prolonge l'hypothèse de Freud qui considère le recours aux fantasmes de scènes originaires consécutive à la culpabilité masturbatoire.