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L'enjeu de la crise actuelle est la possibilité même d'une « lecture bien faite », comme disait Péguy, de l'emploi du mot non pas comme un miroir, mais comme une fenêtre, non pas comme le reflet en surface de ce qu'on y projette arbitrairement mais comme une ouverture sur autre chose. Cette possibilité menace à la fois le nihilisme mandarinal des déconstructeurs et l'illettrisme dédaigneux, voire brutal, d'un capitalisme tardif.
Mon hésitation a été longue avant d'oser aborder, dans le contexte psychanalytique qui était le mien, le thème du sujet. Il est vrai que certains d'entre nous — Jean Gillibert, André Green, Francis Pasche — l'avaient depuis longtemps intégré dans leur pensée. Pour franchir le Rubicon, il a fallu que la pratique ancienne que j'avais des psychotiques et des adolescents et, a fortiori, des adolescents prépsychotiques et psychotiques, m'impose, avec celle d'un certain nombre de patients que j'avais sur le divan, de tenter de mettre en forme les questions posées par les impasses ou les échecs de la subjectivation auxquels je me trouvais ainsi confronté.
Bien que toujours aussi étourdi par mon audace, je suis désormais convaincu, à en juger par le nombre et l'intérêt des communications prépubliées et des contributions et élaborations entendues lors du Congrès ou mises en forme à son décours, qu'un tel problème rencontrait effectivement les préoccupations et les