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Je veux donner, en préalable, le résumé inducteur de mon intervention.
Si la position de la psychanalyse est la position de recherche de ce qui se sépare, elle est en même temps une remontée vers le sens, le sens comme ébranlement. Ana-lysis et non cata-lysis. La séparation n'est pas la rupture. L'absence nous tient séparés. Séparés mais tenus. Dans les premières expériences de la séparation, le jeu permet d'acquérir la maîtrise de la séparation. Le jeu régule le subjectif, à la condition que ce jeu soit: « Fais analogue » et non: « Fais comme si. » L'angoisse de séparation conduit à l'hypersubjectivité quand la séparation est vécue comme définitive, avec la finalité eschatologique de fin dernière de toute rupture. Alors, il n'y a plus de jeu. Pour un « jeu », il faut un sujet, in statu nascendi et en sa fin.
Toute passion — toute pulsion — demande une ressemblance analogique qui défie toutes les lois de la logique formelle de l'identité — identique - non-identique.
La continuité qui ferait croire à la permanence de l'identique n'est continuité que par la menace d'une coupure. Cette coupure menaçante est toujours compensée par l'amour de soi.
La discontinuité, elle, relève non d'une coupure, mais d'une discrétion qui consigne aux ressemblances. L'élément discret, par sa discrétion même, fait le narcissisme des petites différences. Le sujet est cette discrétion même, de l'humilité feinte du masochisme à l'enflure narcissique du délire de grandeur. Discrétion du détail des figures dans le rêve, discrétion du détail dans le récit du rêve, mais aussi apparent détail qu'est le saut du temps, le laps du temps qui précède ce qu'on appelle le lapsus ou le trait d'esprit, suspens du temps avant l'effet du clivage, ou tout autre apparente discrétion du sentiment d'absence. La subjectivité