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Dans ses derniers travaux, Wittgenstein insiste sur le fait que les mots doivent être compris dans le contexte de leur usage: ce n'est qu'à travers l'usage, affirme-t-il, que les mots acquièrent leur sens. Mises à part les controverses que peut susciter une telle proposition, cette vision utilitaire du langage a-t-elle une pertinence quelconque pour la psychanalyse? Je le pense et pour défendre cette position, je me propose dans cette intervention de poser quelques questions sur le thème du Congrès, « le Sujet ».
Ce dont il est question à mon avis, c'est de la manière dont nous nous servons des mots pour nommer les choses dans le domaine psychanalytique, exercice qui n'a pas manqué d'engendrer des tautologies. Considérons par exemple le mot structure, tel qu'il est utilisé dans son sens psychanalytique: j'imagine que l'on pourrait encore écrire des volumes entiers sur ce thème vague, sans pour autant faire avancer notre connaissance au-delà de la simple analogie avec la biologie à laquelle il se réfère à l'origine, ou de quelque relation logique entre deux ou plusieurs entités à partir du repérage d'une fonction quelconque. En revanche, on peut se demander si le terme de structure en psychanalyse ne dénote pas une trajectoire à la fois stable et dynamique, d'origine corporelle, qui comprend des forces motrices, déterministes mais prévisibles, diverses et antagonistes, et qui émerge avec le temps, à la longue (cf. ), plutôt que quelque chose qui soutient vaguement une fonction psychique? On peut aussi remarquer que les deux principales coordonnées de l'explication psychanalytique, la structure et la fonction, ne jouissent pas, dans nos théories et nos concepts, d'une précision plus grande que le terme de sujet qui me paraît manquer de spécification, soit dans son utilisation, son lieu topographique, soit dans