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Lors du Congrès, un consensus s'est établi autour de la notion de sujet et sur la nécessité de mieux le concevoir, pour rendre compte des effets qu'il produit dans la clinique psychanalytique. D. Anzieu le fit émerger d'une manière élégante; reste à se demander comment le définir… Nous sommes d'autant plus sensibles au développement de cette réflexion que, dans le rapport présenté au précédent Congrès, c'est bien souvent au terme de sujet qu'il nous fallut faire appel, les instances de la seconde topique ne paraissant pas suffisamment aptes à rendre compte des processus de changement. Faut-il voir là les limites d'un certain modèle « réductionniste »?
La construction par Freud de l'appareil psychique et de la métapsychologie qui en définit les principes de fonctionnement, obéit à une démarche de nature « analytique ». Dans la pensée déterministe et mécaniciste du XIXe siècle, le tout est réductible à la somme de ses parties. A la suite de Lavoisier qui créa la chimie moderne en analysant les constituants purifiés d'une substance, Freud a tenté, par la mise en place d'un dispositif supposé neutre, d'observer les motions pulsionnelles, purifiées de tout élément parasite, qui se déploient dans l'espace de la cure. On sait combien cet idéal fut entravé par les résistances au transfert et par la découverte du contre-transfert. La neutralité devait rester asymptotique. N'est-ce pas cette construction — fictive certes — d'un appareil psychique conçu comme système clos, qui serait à l'origine des difficultés à théoriser les changements?