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Je voudrais remercier R. Cahn pour la grande subtilité qui caractérise sa pensée dans la totalité de son Rapport. Je souhaiterais lui répondre en considérant les quelques points qui rassemblent sa tentative de cerner cet insaisissable sujet: le sujet.
Il m'apparaît tout d'abord d'emblée et très concrètement qu'est sujet celui qui se porte lui-même et porte de la sorte la représentation qu'il se fait de lui-même. Il n'est guère possible en ce sens de donner un point d'origine à ce mouvement qui commence avec les processus mêmes de retrait des identifications narcissiques. Si l'on considère parmi celles-ci l'identification projective et ce qu'elle implique d'abandon de soi-même dans l'autre et de prise de possession de l'identité de l'autre pour soi, on peut considérer aussi que tout ce qui va dans le sens d'une diminution de l'exil d'une partie de soi hors de soi, ainsi que dans le sens d'une acceptation à lâcher le rôle de faux self auquel se ramène toute attribution de l'identité de l'autre pour soi, va également dans le sens de ce que l'on peut appeler le rassemblement du sujet. Lorsque R. Cahn fait justement référence à l'upokeimenon aristotélicien, il met l'accent sur la signification: « Qui demeure couché au-dessous » que ce terme porte. Je souhaiterais, avant que de discuter plus avant la pensée de R. Cahn, préciser que cet upokeimenon possède deux sens susceptibles de donner naissance à ce que l'auteur rappelle être le sujet freudien en tant que sujet divisé. Upokeimenon se rapporte en effet à la fois au fond et à la forme, à la matière, ulé, et à l'être, ousia. Il est le sujet de la réflexion et le substratum qui porte cette réflexion. Le sujet psychanalytique n'est-il pas aussi celui qui se porte, qui porte ses réflexions et qui porte de la sorte une représentation de lui-même et de son objet distincts l'un de l'autre? La représentation de soi, la représentation de l'objet ainsi que celle de leur rapport, hors de la gangue de concrétude, l'enveloppe, va de p