You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
L'étude de l'irreprésentable conduit les auteurs à s'intéresser à la connaissance et aux moyens que le psychisme possède pour y accéder. La difficulté que Freud éprouvait à donner un statut métapsychologique à la perception et pour décrire les intrications entre perception, conscience et réalité externe et interne est discutée. Les auteurs développent la thèse que la perte de ce qu'ils appellent objet-satisfaction hallucinatoire avec inscription de ce manque fondamental — la trace originaire et sa tendance à un déploiement pulsionnel permanent — représente un moment, sans cesse renouvelé dans le fonctionnement psychique diurne. L'effet d'ouverture ainsi exercé sur les systèmes de représentation est jugulé par la contrainte à la symétrie représentation-perception qui garantit la commensurabilité et la cohérence de la vie psychique. Cette symétrie représentation-perception s'origine et se caractérise par le lien de négativité : absence de l'objet réel, dans le cas de la représentation ; perte de l'objet-satisfaction hallucinatoire dans le cas de la perception.