You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Freud, à la suite de Bernheim, a parlé d'hallucination négative dès 1890, les exemples qu'il en a donnés sont aussi bien personnels que ceux de patients, dont l'Homme aux loups. Il utilisera ce terme jusqu'en 1915 où, dans une note d'un texte métapsychologique sur le rêve, il suggère qu'un essai d'explication de l'hallucination devrait passer plutôt par l'hallucination négative.
L'auteur propose de distinguer l'hallucination négative en tant que phénomène clinique de « l'hallucinatoire négatif » comme mode de fonctionnement psychique primitif, versant antagoniste indissociable de « l'hallucinatoire positif ». Leur action conjointe permet à l'appareil psychique de créer en lui la perception de l'objet satisfaisant qui lui manque, et de l'effacer lorsqu'il est la source de perceptions déplaisantes — et douloureuses — et ainsi de figurer endopsychiquement l'absence d'un objet, alors qu'il est présent dans le réel externe. Condition indispensable comme l'a montré Freud pour que l'hallucination de désir devienne pensée. Et, plus directement proche de notre pratique, condition indispensable, comme nous l'a enseigné Winnicott, pour que le patient puisse jouer seul en présence de l'objet.