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Bien que l'on considère souvent la technique psychanalytique comme étant uniformisée ou normalisée, il existe en réalité dans ce domaine des opinions divergentes qui se manifestent davantage, à en juger par ma propre expérience et celle de mes collègues, à travers nos discussions et les récits de patients dont le traitement s'est déroulé avec d'autres analystes que dans la littérature analytique où ces questions sont le plus souvent dissimulées. En raison même de l'existence de ces points de désaccord et du fait de l'absence de documents sur la question, il est impossible de parvenir à des conclusions générales concernant la technique. A mon avis, la technique dite de base désigne un courant — un courant sans doute dominant — et lorsque je me réfère à la technique que je désigne du terme de moderne, je ne prétends pas dire autre chose que cela. C'est aux seules fins de clarifier l'exposé du problème que je me référerai dorénavant d'une part à la technique de Freud, et de l'autre aux techniques modernes, comme s'il existait là une distinction nette et précise. Je tenterai de distinguer ces deux techniques l'une de l'autre et de mettre en évidence les avantages que comporte la technique de Freud.
Bien que le problème dont je traite soit assurément plus vaste que l'étude d'un seul cas ne le laisserait supposer, j'appuyerai néanmoins mon argumentation concernant la technique de Freud sur son analyse de l'Homme aux rats (Freud, 1909), ce biais me permettant d'étayer un certain nombre de points. Je démontrerai que la technique de Freud, telle qu'elle apparaît dans l'analyse de ce cas, avait revêtu là sa forme définitive et j'indiquerai de quelle manière elle se distingue de la technique dite moderne. J'examinerai cette différence plus avant