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Cher ami,
Je te fais part de ma réaction devant la présentation de Inhibition, symptôme et angoisse dans le volume XVII des Œuvres complètes de Freud.
Je trouve regrettable que les traducteurs s'appuient sur leur interprétation personnelle d'une phrase écrite par Freud à Jones pour présenter Inhibition, symptôme et angoisse comme un texte mineur. De plus, ils accentuent l'impression de dénigrement de cet ouvrage par une disposition typographique que je trouve erronée.
En effet, pour démontrer leur point de vue selon lequel Freud n'attacherait pas une très grande importance à cet ouvrage, les commentateurs prétendent qu'une lettre de Freud à Jones « exprime les réserves de Freud sur l'ensemble du travail ». Cela me paraît partial, et il aurait été plus équitable de citer la phrase de Freud afin de laisser le lecteur juge.
Voici textuellement ce qu'écrit Freud à Jones dans cette lettre à propos de Inhibition, symptôme et angoisse: « Il contient plusieurs choses nouvelles et d'importance, annule et corrige de nombreuses conclusions antérieures, et de façon générale n'est pas bon » (La vie et l'œuvre de Sigmund Freud, Paris, PUF, 1969, t. III, p. 149).
Nous voyons donc que dans cette phrase, Freud commence par relever deux qualités positives de ce texte avant d'écrire qu'il « n'est pas bon ». L'appréciation de Freud « n'est pas bon » ne concerne de toute évidence ni les « choses nouvelles et d'importance » qu'apporte ce texte, ni les annulations et corrections des conclusions antérieures. On peut alors penser que le « n'est pas bon » ne