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Ces « essais émus »2, rassemblés sous le titre La bisexualité psychique, prolongent et complètent le livre précédent de Christian David L'état amoureux3… Le lecteur retrouve dans ces deux ouvrages des affinités et de multiples correspondances de fond, comme de forme — le même ton, la même « musique d'écriture ». Certains thèmes, repris d'un livre à l'autre, se renouvellent et s'amplifient dans leur sens ou leur portée.
Dans son Introduction « La parole procède de ce qui l'excède » l'auteur précise que le lecteur ne trouvera pas ici le témoignage d'avancées cliniques et techniques, moins encore l'introduction de concepts neufs ou d'intuitions créatrices, et aussi peu que possible de parti pris doctrinaire. Il nous donne cependant dans ce livre le témoignage irremplaçable de ses avancées personnelles, de leurs butées et même de leurs échecs. Certaines des expressions qu'il a forgées (bisexualisation ou médiation bisexuelle, perversion affective, fascination de l'illimité, pulsion intimiste, pulsion de désordre) sont devenues des notions familières dont nous nous servons pour penser notre pratique. S'il est vrai que l'auteur n'a pas recours à une théorisation dogmatique, 1' « échafaudage » métapsychologique freudien étaye constamment sa pensée, et il s'y réfère d'une façon très personnelle. Il met l'accent sur la réciprocité de perspectives entre l'économique et le dynamique, entre l'énergétique et le symbolique. Il critique