You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Ayant élargi ses indications et enrichi sa clinique depuis plusieurs décennies, la psychanalyse tarde fréquemment à refléter son évolution par des concepts nouveaux. Ainsi, en tant que concept, le vampirisme présente un grand intérêt. Il permet d'expliquer et de regrouper les observations dispersées d'auteurs divers, parmi lesquels les psychanalystes sont loin d'être les plus nombreux.
Figure mythique et superstition ancienne, murmure de légendes de loup-garou, de chauve-souris ou de sangsue, le vampire a inspiré des œuvres littéraires fantastiques, a nourri des récits populaires, a peuplé l'écran avec Dracula. Cette figure est susceptible d'éclairer les manifestations télépathiques, l'état amoureux, la cure psychanalytique. Des patients présentent le complexe dit vampirique, comportant des identifications particulières et impliquant des manifestations contretransférentielles bien spécifiques.
Pérel Wilgowicz a suivi une méthode très originale qu'elle expose d'emblée:
« Nous avons choisi de suivre la multiplicité des ombres et des reflets vampiriques éclatés, diffractés en un parcours labyrinthique dont les tours et les détours paraissent à même de laisser émerger (…) dans une perspective impressionniste (…), l'attraction vampirique. » Ainsi, en tissant et mêlant dans la même toile le vécu de Simon, Léa, Coppélia, Rita, le lecteur est renvoyé dans le même mouvement au Horla, à Moby Dick, à Hoffmann, à Romain Gary, etc. Ainsi