You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Le parcours que je vous invite à suivre, à partir de la notion de pulsion d'emprise, conduit à réenvisager la question de l'organisation pulsionnelle pour considérer une théorie dans laquelle la dualité n'oppose pas deux catégories de pulsions mais organise la pulsion elle-même.
Le mot d'emprise, utilisé déjà en psychanalyse dans les termes de « pulsion d'emprise » et de « relation d'emprise », recouvre le champ du pouvoir. Il est utilisé ordinairement dans un sens phénoménologique, décrivant conduites et comportements, ou pour désigner l'action de ce que nous subissons. C'est dans la continuité de l'usage fait par Freud du terme de Bemächtigung que nous dessinerons les contours du registre pulsionnel dans lequel nous incluons l' « emprise ».
La nécessité où je me suis trouvé d'insister sur la richesse potentielle d'une notion abandonnée par Freud ne doit pas faire oublier qu'il s'agit de mettre en évidence l'un des pôles de l'organisation pulsionnelle et que je vous invite à réenvisager celle-ci dans son ensemble.
La composition de la pulsion, selon le jeu de forces que j'ai imaginé, s'inscrit comme un développement de la première théorie des pulsions telle que Freud l'a pensée dans les Trois essais… C'est en effet par un coupable souci de simplification, ou pour le plaisir d'une opposition binaire, que nous parlons, chez Freud, de deux théories des pulsions, avant et après 1920. Cette façon de voir confond