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Paul Denis, par l'importance, la richesse, l'intelligence, la culture de son rapport, exerce sur le lecteur emprise et satisfaction, mobilise sa pulsionnalité.
Il se confronte résolument à la notion d'emprise, au statut métapsychologique épars et flou dans l'œuvre freudienne encore « en question, en problématique », chez de nombreux auteurs.
Son rapport, après recherche minutieuse de cette notion chez Freud, de cette « phénoménologie » chez certains, se construit sur une hypothèse originale qui tente de donner à l'emprise un statut métapsychologique incontournable : l'emprise est la résultante d'un appareil d'emprise composite. Elle s'inscrit comme composant, formant, vecteur dans le montage pulsionnel lui-même, au même titre que le formant satisfaction, soit en complémentarité diachronique ou opposition synchronique, voire annulation asymptotique de l'un des deux vecteurs.
Ainsi, au montage pulsionnel freudien caractérisé par la source, la poussée, le but et l'objet, interrogé, voire controversé par certains, s'adjoindrait un appareil d'emprise lui-même hautement composite, allant des éléments de la sensorimotricité, de la perception, jusqu'à des éléments plus sophistiqués telles l'attention, la pulsion de savoir…
A partir de ce nouveau montage, véritable néo-théorie des pulsions, il peut récuser l'emprise comme pulsion à part issue de la théorie freudienne, et récuser aussi la pulsion de mort.