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La vaste « entreprise » du rapport de P. Denis sollicite largement la discussion. Le jeu de mot a été permis par l'amitié, comme celle-ci permettra le rôle d'avocat du diable ou de la sorcière afin d'être au niveau de la métapsychologie qui est au cœur de ce travail.
Avec cet humour qu'on lui connaît, P. Denis souligne « l'ampleur quelque peu mégalomaniaque » de son projet ; « Reconstituer la théorie des pulsions en faisant de l'emprise une notion centrale telle que nous supposons que Freud aurait pu l'envisager, et d'autre part reconsidérer, à partir de là, l'ensemble de la métapsychologie. »
Sa lecture des textes de Freud l'amène à suivre la trace des apparitions, des disparitions de la notion de pulsion d'emprise, à cerner les contradictions et les analogies. Cette lecture le conduit, par le concept d'appareil d'emprise, à une sorte de théorie de l'emprise généralisée. Un nouveau fondement ?
En tous les cas, par Freud, « un concept intermédiaire entre le sexuel et le non-sexuel », un « pont », comme P. Denis l'écrit encore, « entre les sources d'excitations nées de la coexcitation libidinale et la satisfaction sexuelle, en offrant le moyen de les relier avec les zones érogènes et l'objet ».
Nous verrons que ce pont, ce moyen, cet intermédiaire de l'emprise, P. Denis le fait porter par la libido. Une origine libidinale à l'emprise, voilà ce qui est au cœur du rapport.
Mais avant d'aborder cette question centrale, il est nécessaire de mettre en avant la critique que P. Denis fait de l'opposition freudienne entre pulsions