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C'est pour moi un grand honneur que d'introduire cet après-midi la discussion du rapport de Massimo Tomassini. Je remercie les organisateurs du Congrès de me l'avoir demandé.
La tâche, malgré mon enthousiasme à l'accomplir, est loin d'être simple. L'auteur nous offre en effet un rapport qui se lit avec une certaine délectation tant il est vivant, stimulant et dense dans sa relative brièveté. Ecrit d'une plume alerte, il est à l'opposé de l'épée de Charlemagne… En même temps, l'auteur nous soumet un certain nombre de propositions provocantes avec lesquelles il me serait aisé de débattre si je les rejetais au nom d'une fidélité sans faille à la théorie freudienne classique de la perversion, alors que je me sens souvent proche de Massimo Tomassini bien que je ne puisse adhérer sans réserves à ses vues. Il me faudra donc démêler ce qui me paraît fécond de ce qui me paraît nécessiter d'être soumis à examen.
Je vais donc être amenée à grouper les thèmes pouvant, et sans doute devant, faire l'objet d'une discussion sous quatre chefs que je ne puis, en fait, qu'effleurer, surtout en ce qui concerne les deux derniers :
— le rôle du complexe d'Œdipe dans la perversion ;
— le sens du fétichisme ;
— la notion de la « structure perverse », et
— le problème du Mal.