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Voilà donc qu'une nouvelle fois, à travers l'évocation particulièrement vivante et vraie des cas cliniques illustrant l'exposé de Massimo Tomassini, à ce LIIe Congrès des Psychanalystes de Langue française des Pays romans, nous est posée directement cette question fondamentale, avec laquelle nous n'en aurons jamais fini, au plan théorique comme dans la pratique quotidienne : à partir d'une complexualité œdipienne spécifique, qu'il faudrait dans cette intention définir, existe-t-il une angoisse de castration irréductible à ses composantes antérieures, et qui, bien davantage qu'un seul mode d'expression à la pointe de la complexité relationnelle, serait d'une autre nature ? Et si le tout représente plus que la somme de ses parties, si les dangers de la séparation ou la crainte de la destruction ne suffisent pas à justifier ce que le grain de la castration apporte à l'angoisse du même nom, celle-ci devient-elle aussitôt le nouveau sens ainsi donné à ce qui l'a précédé ? Et de quelle manière fragile ou désormais définitive s'établit-elle, en conséquence, comme l'explication de tout ?
L'examen de ces questions nécessite quelques préalables qui tiennent à la différence de sens, selon que les mots désignent la seule réalité extérieure à laquelle se trouve confronté, sinon également tout au moins dans les mêmes termes, l'ensemble des êtres humains, ou selon qu'on envisage leur sens et leur conséquence en fonction de la structure relationnelle de chacun.
Ainsi en va-t-il d'une situation œdipienne qui s'impose du dehors à tous et se fait pour chacun déterminante, du plus heureux des hommes au plus grave des schizophrènes, mais sachant aussi bien que la rencontre ouvre l'accès à une nouvelle