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Je présenterai un cas qui illustre dans la clinique le rôle que peuvent jouer parfois les angoisses de séparation et de perte d'objet dans la psychogenèse des relations d'objet dites perverses. Ce cas met en évidence l'importance des défenses primitives dans les perversions, comme l'a montré M. Tomassini (1992) dans son rapport, ainsi que les liens étroits qui existent entre les organisations défensives mélancoliques et perverses. Dans une seconde partie, je voudrais éclairer certains aspects de l'analyse de ce patient à la lumière des rapprochements que Freud me semble établir — de manière d'ailleurs plus implicite qu'explicite — entre perversions et angoisses de séparation.
La dynamique du transfert nous montre que l'incapacité de tolérer les angoisses de séparation et de perte l'objet est étroitement liée à l'usage de mécanismes de défense mis en place afin de lutter contre la douleur psychique et le sentiment de solitude, affects angoissants qui sont déclenchés — entre autres motifs — par la perception de la différenciation et de la séparation d'avec l'objet. Dans certains cas, et dans certaines conditions, il s'agit de mécanismes de défense primitifs destinés à prévenir l'apparition d'une psychose, qui réorganisent le moi dans le sens de la perversion. Cela m'est apparu tout spécialement au cours du processus psychanalytique chez des hommes ou des femmes présentant une homosexualité latente ou manifeste.