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L'étude de la structure perverse, à laquelle nous invite M. Tomassini, m'entraîne à reprendre la discussion à partir du point de vue économique.
Il faut rappeler que S. Freud a d'abord décrit l'angoisse pathologique à partir de la transformation d'une excitation sexuelle d'origine somatique qui n'a pas pu se décharger (Manuscrit E, 1894). L'enfant (S. Freud, 1905d), comme l'adulte, transforme sa libido en angoisse. L'angoisse de séparation du stade phallique exprime l'angoisse d'avoir perdu l'amour de la personne aimée ce qui correspond, à ce stade, à une angoisse de castration issue de l'organisation infantile du complexe d'Œdipe tel que Freud l'a décrit à propos de Hans . C'est par référence au complexe de castration qui est lié à l'organisation œdipienne que j'en souligne le temps infantile pour le distinguer du deuxième temps, lequel est en relations avec les transformations de la puberté.
Freud fait remarquer dans les Conférences d'introduction à la psychanalyse (1916-1917), qu'il existe une différence évidente entre le traumatisme de la naissance et l'angoisse de castration. La nature de cette différence réside dans le passage d'une angoisse réelle devant un danger, à une angoisse psychique. Il précisera davantage dans Inhibition, symptôme et angoisse (1926d) : l'angoisse psychique signale un trouble économique consécutif à l'accumulation de quantités excessives d'excitations résultant d'un besoin corporel non satisfait.
Entre la première et la seconde conception de l'angoisse, l'introduction de l'instinct de mort dans « Au-delà… » (1920g) conduit dans « Le Moi et le Ça »