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« Ils ont beau jeu, ils se tiennent à contre-jour et sur lui seul tombe, avec la lumière, toute la honte d'avoir un visage. »
La structure perverse comme fruit d'une résolution défectueuse et de non élaboration des processus de séparation et de désidentification primaire (idée princeps du rapport de M. Tomassini) ne peut que recueillir l'adhésion. En revanche, les modalités de cette séparation et de la naissance psychique ainsi que leur relation avec la perversion, appellent une discussion.
La désidentification ne semble pas s'opérer d'emblée ni suivre une stratégie unique. La séparation à travers l' « identité imitative » ne peut représenter qu'une des solutions possibles.
Le sujet psychotique ou pervers peut se reconnaître dans une partie du Moi corporel propre ou celui de l'objet (par exemple le bras, l'organe sexuel, le sein) et ce dans un rapport d'indifférenciation entre le tout et la partie. Il peut entrer dans le monde sous forme d'une partie, extraite d'un tout et fantasmatiquement équivalente à ce tout. Le pénis d'un exhibitionniste ne le représente pas pars pro toto ; c'est une totalité, lui-même. Désidentifié de l'objet primaire, il évite ainsi une relation de complémentation, proche de la fusion.
La tentative de séparation ou de désidentification primaire, peut œuvrer à travers le fantasme d'une naissance auto-engendrée. Le sujet est susceptible alors de vivre un éclatement, un morcellement, une fragmentation. Ces « régions pratiquement inconnues » et que le rapport mentionne avec scepticisme, méritent au contraire grand intérêt. Elles sont à l'origine d'un fantasme de dissémination et peuvent appeler, entre autres, une union renouvelée avec l'objet primaire, c'est-à-dire une re-identification primaire.
Dans de nombreux cas la perversion constitue une défense contre la psychose