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Dans son rapport, Massimo Tomassini nous rapporte un piquant proverbe napolitain selon lequel « Mieux vaut le pouvoir que baiser ». Quelles que soient mes associations sur la libido de ceux qui l'inventèrent, j'en viendrai de suite à sa pertinence à l'égard des thèmes de ce congrès : il me paraît illustrer exemplairement les arguments de nos deux rapporteurs.
Tomassini y voit l'expression partielle de ce que j'appellerai une certaine « normalité », dans la mesure où sexualité et pouvoir se trouvent ainsi clairement séparés. La structure perverse lui apparaît, au contraire, comme reliant les deux en subordonnant le pouvoir à la satisfaction, les rapports sexuels ayant pour fonction de conforter le pouvoir du pervers sur l'autre ; disons qu'il fait l'amour pour gagner la guerre. Doit-on vraiment, pour autant et si la perversion nous fait défaut, faire la guerre pour gagner de l'amour ? Et nous voilà confrontés aux difficultés posées par l'articulation des deux notions de jouissance et de pouvoir. Ce qui nous amène au cœur même du rapport de Paul Denis ; il aurait d'ailleurs fort bien pu, s'il l'avait connu, y intégrer ce proverbe venu de Naples.
Apparaît ainsi, et de façon sans doute inattendue, comme une conjonction entre les deux rapports. D'une certaine façon, et chacun à sa manière personnelle (ici plus clinique, là plus métapsychologique), ils traitent de questions voisines. Il convient pourtant d'ajouter que, si conjonction il y a, elle se fait plutôt en opposition, tout au moins quant aux assises théoriques. Aussi, je vais prendre les choses par ce qui peut satisfaire au mieux ma passion métapsychologique en me situant entre pouvoir et sexualité (comme dit Massimo Tomassini), entre maîtrise et satisfaction (comme dit Paul Denis), tentant ainsi de faire travailler la question des rapports de force au sein du psychisme — car c'est bien de