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Depuis l'abandon de la «neurotica», qui met en scène une figure paternelle «pédophile, séductrice et perverse», Freud semble avoir craint que ne ressurgisse par la suite cette figure, pour lui manifestement diabolique. Il semble qu'il ait ainsi tenté d'évacuer la problématique épineuse de l'éros paternel, et de la sensualité du père, qui lui paraissait fondamentalement en contradiction avec le concept même de paternité. L'étude de deux textes de psychopathologie appliquée — «Une névrose démoniaque au XVIIe siècle» ainsi que «Dostoïevski et le parricide» — permettent de voir comment Freud évite d'envisager une imago du père sensuel, séducteur et de ce fait inquiétante, car risquant de lui évoquer par trop ses vieux démons théoriques qui mettaient en scène des pères «diaboliques», pouvant être à l'origine d'un culte obscène et effrayant, nommé pédophilie.