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La marque vive parfois laissée par les scènes d'attouchements sexuels dans l'enfance pose la question de leur destin.
L'hypothèse de départ est que ces scènes sont au carrefour des processus identificatoires. Par contre, elles font l'objet de fixation lorsque le sujet est confronté à des rapports objectaux qui ravivent l'excitation.
Elles rejouent alors sur le mode du retournement la relation sadomasochiste au père, seule relation que le sujet a pu établir devant l'échec de l'identification.
Ce modèle est illustré avec quelques séquences de cure et des impressions cliniques provenant de psychothérapies de patients pédophiles. Suivent quelques considérations sur les caractéristiques et le devenir du «grand frisson» ressenti dans ces scènes.