You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Ta tête a les attitudesDe l'énigme et du secret…Et tu connais la caresseQui fait revivre les morts.
Les Révélations de l'inachèvement d'André Green empruntent une voie d'abord particulière. Tout annonçait un itinéraire classique. Le thème s'y prêtait, tant il est vrai que le souvenir d'enfance nourrit encore les mémoires dociles aux querelles, aux «erreurs» de traduction et au goût du soupçon. Il fallait pactiser avec les historiens d'art, des plus rétifs aux plus tolérants. Prendre des précautions oratoires car, à chaque fois que nous nous référons à l'art, nous nous redéfinissons. Traduire nos émotions, nos émerveillements implique que nous fassions état de nos racines, de nos sources vives, de notre psyché.
De cette position surexposée, nous le savons, Freud a pu saisir tous les dangers et nous mettre en garde à plusieurs reprises.
Le fusain inachevé, tel qu'il est envisagé par André Green, évoque le regard attentif, l'œil observateur de Freud quand il rédige «L'esquisse d'une psychologie scientifique» en 1895. L'élaboration prend racine dans les expériences où prévaut la vision avant d'aller se réfléchir en elle-même.
La Renaissance a établi une distinction entre sciences naturelles et sciences de l'homme. Les premières organisent le chaos des phénomènes naturels. Les secondes organisent un chaos de souvenirs.